SUBSCRIBE
Accueil REVUE DE PRESSEGrève à Bruxelles 15 décembre : Plus de 7 000 manifestants assiègent le gouvernement contre l’austérité

Grève à Bruxelles 15 décembre : Plus de 7 000 manifestants assiègent le gouvernement contre l’austérité

Par Yohan Taillandier
0 Commentaires

À 48 heures du vote crucial sur le budget, la colère gronde. Une vaste grève touche Bruxelles ce 15 décembre : des milliers de travailleurs de l’enseignement et de la culture ont défilé pour défier le gouvernement face à l’austérité. En ligne de mire : les coupes budgétaires et la dégradation des conditions de travail.

Le timing de cette mobilisation ne doit rien au hasard. Alors que le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’apprête à voter le budget 2026 ce mercredi 17 décembre, le front commun syndical (CSC, FGTB, CGSLB) a voulu marquer le coup par une démonstration de force.

Parti de la Place du Luxembourg, au cœur du quartier européen, le cortège a convergé vers la Place Surlet de Chokier, siège du gouvernement de la Communauté française. Dans la foule, ce sont les secteurs de l’enseignement, de la culture et du non-marchand qui dominent. Le message adressé à l’exécutif est clair : « Pas d’économies sur le dos de l’avenir ».

Bruxelles au ralenti : Écoles fermées et culture en berne

L’impact de la grève se fait lourdement sentir ce lundi. De nombreuses écoles bruxelloises et wallonnes sont restées portes closes, les enseignants dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail et la crainte d’une augmentation de la taille des classes. Le secteur culturel, déjà fragilisé, est également massivement représenté, craignant que la rigueur budgétaire ne vienne assécher les subventions essentielles à la création.

Sur le terrain, l’ambiance est à la fois combative et grave. « C’est la dernière sommation, » résume un délégué syndical présent dans le cortège. « Si ce budget passe tel quel mercredi, c’est la qualité même de nos services publics qui sera amputée pour des années. »

Si la SNCB (trains) n’est pas directement concernée par ce préavis sectoriel, la circulation dans la capitale est cauchemardesque cet après-midi. Le réseau STIB (métros et bus) subit de fortes perturbations, et la fermeture de plusieurs axes stratégiques par la police, notamment autour de la petite ceinture et de la Rue de la Loi, a transformé le centre de Bruxelles en souricière pour les automobilistes.

L’Europe sociale en surchauffe

Ce mouvement belge est loin d’être un cas isolé. Il s’inscrit dans une séquence de tensions sociales particulièrement dense à travers l’Union Européenne en cette fin d’année 2025. Et même depuis septembre où plusieurs mouvements sociaux avaient paralysé l’Europe.

Il fait écho à la grève générale qui a paralysé le Portugal le 11 décembre dernier et aux débrayages massifs en Italie vendredi. La contagion semble même gagner la France voisine, où le Musée du Louvre est bloqué ce lundi matin par un mouvement social, tandis que le ciel italien menace de se fermer ce mercredi 17 décembre avec une grève annoncée du transport aérien. Partout, le même fil rouge : une inflation cumulée qui pèse sur les ménages et un refus des politiques d’austérité qui reviennent en force dans les agendas européens.

Et vous, ressentez-vous les effets de cette grève aujourd’hui ? Témoignez en commentaire.

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire