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Revue de presse : Économie européenne 22 décembre

Par Yohan Taillandier
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Le bilan de l’économie européenne 2025 en cette fin d’année est sans appel : le dogme de la rigueur budgétaire est redevenu l’unique boussole des dirigeants de l’Union. Ce lundi 22 décembre, les marchés financiers saluent la fermeté de la Commission européenne, mais cette « fermeté » se traduit par une purge sociale sans précédent pour les classes laborieuses.

L’information centrale concerne la réactivation brutale des règles du Pacte de stabilité et de croissance. Pour l’économie européenne 2025, cela signifie que la France, l’Italie et la Belgique sont sommées de réduire leurs dépenses publiques à hauteur de dizaines de milliards d’euros dès l’année prochaine. Les analystes de gauche, comme ceux du CADTM, soulignent que cette dette, utilisée comme épouvantail, est en grande partie le résultat de politiques de cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et de la remontée des taux d’intérêt décidée par la Banque Centrale Européenne (BCE).

En parlant de la BCE, sa politique monétaire continue de favoriser les détenteurs de capitaux au détriment des ménages. Alors que l’accès au crédit immobilier est devenu un parcours du combattant pour les jeunes travailleurs, les banques privées européennes affichent des résultats historiques pour l’année 2025. Elles profitent de l’écart entre les taux d’intérêt élevés qu’elles facturent aux emprunteurs et la rémunération dérisoire des dépôts des petits épargnants. C’est un transfert massif de richesse du travail vers le capital, au cœur de l’économie européenne 2025.

De plus, le dossier de la taxation des superprofits semble enterré par les instances bruxelloises. Malgré les recommandations de certains économistes progressistes, l’UE refuse d’instaurer un impôt européen sur les grandes fortunes ou sur les bénéfices exceptionnels des majors du secteur de l’énergie et de l’armement.

L’économie européenne 2025 se caractérise également par une accélération de la précarité énergétique. En ce début d’hiver, des millions de foyers européens sont contraints de réduire leur chauffage, faute de régulation sérieuse des prix de l’énergie, restés indexés sur les marchés spéculatifs. En résumé, l’économie de l’Union en cette fin d’année est une économie de classe, où la protection des intérêts financiers prime systématiquement sur la survie matérielle des citoyens. Le « Grand Décrochage » n’est pas technologique, il est humain et social.

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