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Corruption Portugal : un défi majeur pour l’état de droit et la crédibilité européenne

Par Yohan Taillandier
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La lutte contre la corruption au Portugal reste un enjeu crucial en 2025. Sous la surveillance du GRECO, organe du Conseil de l’Europe chargé de surveiller la prévention de la corruption, Lisbonne doit accélérer ses réformes pour restaurer la confiance publique et satisfaire aux exigences strictes de gouvernance de l’Union européenne.

Le GRECO, créé en 1999 et aujourd’hui fort de 49 membres, est l’organe du Conseil de l’Europe chargé d’évaluer la politique anticorruption des États via des audits indépendants et des recommandations publiques. Sa mission : harmoniser les standards européens, faire pression pour la transparence et soutenir la bonne gouvernance. Les conclusions du GRECO, suivies de rapports réguliers, orientent les réformes et peuvent conditionner l’accès aux financements européens.

Un rapport alarmant sur la corruption Portugal

Le 30 juillet 2025, un nouveau rapport du GRECO (Groupe d’États contre la corruption) du Conseil de l’Europe épingle sévèrement le Portugal pour « insuffisance des réformes » en matière de lutte anticorruption. Malgré l’existence d’un arsenal législatif et d’initiatives nationales, la plupart des recommandations du GRECO n’ont été que partiellement appliquées. Parmi les cinq mesures clés préconisées – transparence du financement politique, contrôle sur la nomination des juges, intégrity checks pour les hauts responsables, protection des lanceurs d’alerte – trop peu ont débouché sur des avancées réelles, nuisant à la confiance d’une population déjà ébranlée par plusieurs scandales politiques récents.

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